• Si la rivière de Pont-l'Abbé et l'anse de Combrit ont été classées zone Natura 2000 dès 2006, le dossier était resté au point mort. Il va être relancé en 2010, grâce au recrutement d'un chargé de mission.

    Natura 2000. La protection des oiseaux prend son envol

    Le périmètre prend en compte essentiellement le domaine public maritime,
    dont les vasières (zones d'alimentation) et les herbus (repos) pour les espèces d'intérêt majeur

    Mars2006, l'estuaire de la rivière de Pont-l'Abbé, sans l'Ile Chevalier (534ha), ainsi que l'anse de Combrit (175ha), en englobant la rive bigoudène de l'Odet, sont classés zone Natura 2000 et soumis à la «directive oiseaux». Le but, faire en sorte que spatule blanche, avocette élégante, aigrette garzette, pluvier doré, barge rousse, combattant varié, chevalier gambette ou encore engoulevent d'Europe puissent vivre en paix. Car si Natura 2000 n'est pas une mise sous cloche, il s'agit d'y adapter les activités humaines, afin d'en limiter l'impact sur des zones estimées remarquables. Les cinq communes concernées, Pont-l'Abbé, Loctudy, l'Ile-Tudy, Combrit et Plomelin en ont pris acte en 2006. Car à l'époque, elles n'ont pas véritablement le choix. L'Europe ayant constaté des retards en France, l'État a dû forcer la main aux collectivités pour qu'elles s'engagent dans la démarche Natura 2000.

    Retard à l'allumage

    Reste que depuis, le dossier n'a pas avancé d'un iota. Ainsi, les crédits alloués par les financeurs (État et Europe) en2006 et2007 n'ayant pas été sollicités, ils n'ont pas été réaffectés en 2008. La nouvelle municipalité de Pont-l'Abbé, à son arrivée, s'est donc trouvée dépourvue de financements au moment de relancer le projet. Il a donc fallu attendre 2009 pour voir Natura 2000 sortir de son sommeil. Un comité de pilotage a été mis en place et officiellement installé le 13octobre 2009. La commune de Pont-l'Abbé a décidé de le prendre, sous la présidence d'Yves Canevet.

    Deux zones Natura 2000

    La première étape, qui sera actée en conseil municipal lundi soir, est le recrutement d'un chargé de mission, dont le poste sera financé à 100% par le ministère de l'Écologie et l'Union européenne, pendant la période d'élaboration d'un document d'objectifs (Docob). Il entrera en poste le 1ermars et sera employé par la ville de Pont-l'Abbé. Son temps plein se partagera en fait, via une mise à disposition, entre Natura 2000 sur la rivière de Pont-l'Abbé et Natura 2000 en Baie d'Audierne, dont le Docob est en cours de finalisation. Résultats attendus à l'issue de la première année de travail, un état des lieux des espèces d'intérêt communautaire et de leurs habitats naturels sur le site, ainsi que la réalisation d'un diagnostic des usages sur le si
    te. Avec deux zones Natura 2000 en Pays Bigouden sud, et au moment où les demandes d'élargissement des compétences se font de plus en plus pressantes, la prise en compte de ce volet environnemental par la CCPBS pourrait alors donner un nouvel envol à la sauvegarde des oiseaux du littoral. Les poissons, eux, attendront.

    • Marc Revel "Le Télégramme"
    Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  • Si la rivière de Pont-l'Abbé et l'anse de Combrit ont été classées zone Natura 2000 dès 2006, le dossier était resté au point mort. Il va être relancé en 2010, grâce au recrutement d'un chargé de mission.

    Mars2006, l'estuaire de la rivière de Pont-l'Abbé, sans l'Ile Chevalier (534ha), ainsi que l'anse de Combrit (175ha), en englobant la rive bigoudène de l'Odet, sont classés zone Natura 2000 et soumis à la «directive oiseaux». Le but, faire en sorte que spatule blanche, avocette élégante, aigrette garzette, pluvier doré, barge rousse, combattant varié, chevalier gambette ou encore engoulevent d'Europe puissent vivre en paix. Car si Natura 2000 n'est pas une mise sous cloche, il s'agit d'y adapter les activités humaines, afin d'en limiter l'impact sur des zones estimées remarquables. Les cinq communes concernées, Pont-l'Abbé, Loctudy, l'Ile-Tudy, Combrit et Plomelin en ont pris acte en 2006. Car à l'époque, elles n'ont pas véritablement le choix. L'Europe ayant constaté des retards en France, l'État a dû forcer la main aux collectivités pour qu'elles s'engagent dans la démarche Natura 2000.

    Retard à l'allumage

    Reste que depuis, le dossier n'a pas avancé d'un iota. Ainsi, les crédits alloués par les financeurs (État et Europe) en2006 et2007 n'ayant pas été sollicités, ils n'ont pas été réaffectés en 2008. La nouvelle municipalité de Pont-l'Abbé, à son arrivée, s'est donc trouvée dépourvue de financements au moment de relancer le projet. Il a donc fallu attendre 2009 pour voir Natura 2000 sortir de son sommeil. Un comité de pilotage a été mis en place et officiellement installé le 13octobre 2009. La commune de Pont-l'Abbé a décidé de le prendre, sous la présidence d'Yves Canevet.

    Deux zones Natura 2000

    La première étape, qui sera actée en conseil municipal lundi soir, est le recrutement d'un chargé de mission, dont le poste sera financé à 100% par le ministère de l'Écologie et l'Union européenne, pendant la période d'élaboration d'un document d'objectifs (Docob). Il entrera en poste le 1ermars et sera employé par la ville de Pont-l'Abbé. Son temps plein se partagera en fait, via une mise à disposition, entre Natura 2000 sur la rivière de Pont-l'Abbé et Natura 2000 en Baie d'Audierne, dont le Docob est en cours de finalisation. Résultats attendus à l'issue de la première année de travail, un état des lieux des espèces d'intérêt communautaire et de leurs habitats naturels sur le site, ainsi que la réalisation d'un diagnostic des usages sur le si
    te. Avec deux zones Natura 2000 en Pays Bigouden sud, et au moment où les demandes d'élargissement des compétences se font de plus en plus pressantes, la prise en compte de ce volet environnemental par la CCPBS pourrait alors donner un nouvel envol à la sauvegarde des oiseaux du littoral. Les poissons, eux, attendront.

    • Marc Revel
    Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  • Stockage de vases à Combrit. Discussion ouverte

    Le dernier conseil municipal de l'année avait été le théâtre d'un coup de gueule des élus à Combrit. Pas vraiment contents d'apprendre, par la presse, la volonté du conseil général de stocker des vases de Loctudy et Concarneau sur son site de Ty-Coq. Lundi, Jean-Claude Dupré, maire de la commune, rencontrait Pierre Maille, le président du conseil général, pour évoquer le dossier. «Le département reconnaît que tout ne s'est pas passé comme prévu pour le stockage des boues du Guilvinec.» Depuis, tout est rentré dans l'ordre confirme la conseillère générale Annick Le Loch: «Les résidus de vases sont enfermés dans un système de bâches plastiques et, en cas d'infiltration, le jus s'écoule dans un bac de rétention. Le Département est sensible à la qualité de l'eau». Et de poursuivre: «Le site n'a pas vocation à grandir». Quant au projet d'accueil de boues de Loctudy (quelques centaines de mètres cubes) et de Concarneau, bien à l'ordre du jour, il dépendra de l'évolution des deux dossiers. De nouveaux dépôts, sur ce site propriété du conseil général pour lesquels le maire de Combrit a reçu l'assurance «que toutes les précautions seraient prises».

    Des panneaux solaires

    Mais pour Jean-Claude Dupré, il faut aller plus loin dans la démarche qui vise, comme pour les vases du Guilvinec, à revégétaliser le site. «J'ai proposé au président du conseil général d'étudier la possibilité de profiter du site en y installant un parc de panneaux photovoltaïques», explique-t-il. La possibilité, selon lui, de valoriser cette ancienne carrière en limite d'une zone naturelle d'intérêt floristique et faunistique.

    in "Le Télégramme"

    Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire
  • Le dernier conseil municipal de l'année avait été le théâtre d'un coup de gueule des élus à Combrit. Pas vraiment contents d'apprendre, par la presse, la volonté du conseil général de stocker des vases de Loctudy et Concarneau sur son site de Ty-Coq. Lundi, Jean-Claude Dupré, maire de la commune, rencontrait Pierre Maille, le président du conseil général, pour évoquer le dossier. «Le département reconnaît que tout ne s'est pas passé comme prévu pour le stockage des boues du Guilvinec.» Depuis, tout est rentré dans l'ordre confirme la conseillère générale Annick Le Loch: «Les résidus de vases sont enfermés dans un système de bâches plastiques et, en cas d'infiltration, le jus s'écoule dans un bac de rétention. Le Département est sensible à la qualité de l'eau». Et de poursuivre: «Le site n'a pas vocation à grandir». Quant au projet d'accueil de boues de Loctudy (quelques centaines de mètres cubes) et de Concarneau, bien à l'ordre du jour, il dépendra de l'évolution des deux dossiers. De nouveaux dépôts, sur ce site propriété du conseil général pour lesquels le maire de Combrit a reçu l'assurance «que toutes les précautions seraient prises».

    Des panneaux solaires

    Mais pour Jean-Claude Dupré, il faut aller plus loin dans la démarche qui vise, comme pour les vases du Guilvinec, à revégétaliser le site. «J'ai proposé au président du conseil général d'étudier la possibilité de profiter du site en y installant un parc de panneaux photovoltaïques», explique-t-il. La possibilité, selon lui, de valoriser cette ancienne carrière en limite d'une zone naturelle d'intérêt floristique et faunistique.

    in "Le Télégramme"

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  
    Google Bookmarks

    votre commentaire