• Bassin du Moros. Le dragage durera six mois

    Le dragage du bassin du Moros se fera en deux phases. Les détails de ce chantier d'une durée de six mois, qui pourrait démarrer début 2011, étaient présentés vendredi soir, lors d'une réunion organisée par le conseil général.

    Bassin du Moros. Le dragage durera six mois

    Michaël Quernez (à gauche), vice-président du conseil général et Xavier Rasseneur (au micro), du service maritime départemental ont détaillé les différentes phases de l'opération.

    Dernier dragage en 1993. «On a perdu dans ce département, l'habitude de faire des dragages» a commenté Michaël Quernez, vice-président du conseil général en rappelant que le dernier désenvasement, effectué dans le chenal, remontait à 1993. Neuf ans plus tôt, environ 36.000m³ de sédiments avaient été retirés du port concarnois. Le dragage qui pourrait être entrepris début 2011, après feu vert de l'État, doit permettre de retirer 8.000m³ du bassin du Moros. «Une réponse d'urgence mais partielle, j'espère qu'il y en aura d'autres» a ajouté M.Quernez, pour qui un dragage complet sera à envisager à plus ou moins long terme. Métaux lourds. Comme l'a expliqué Xavier Rasseneur, ingénieur en charge du dossier, l'échantillonnage réalisé sur un mètre d'épaisseur de vase révèle la présence de métaux lourds, cuivre et zinc en majorité, des résidus provenant pour la plupart des peintures. Parmi les autres micropolluants présents dans le bassin, le tributylétain (TBT), composant de l'antifouling. Extraction mécanique. Le département a opté pour un dragage mécanique avec emploi de barges. Un choix qui limite le prélèvement en eau. Les rives du bassin seront traitées, l'une après l'autre, afin de maintenir suffisamment de places pour les bateaux. Le dragage, proprement dit, devrait durer une vingtaine de jours, ce qui représente une extraction quotidienne d'environ 400m³. L'installation d'un rideau en géotextile ancré au fond du bassin réduira la formation d'un nuage turbide. Une mesure de protection qui imposera tout de même à la criée de s'approvisionner en eau douce le temps du chantier. Traitement sur place. Une fois extraits, les sédiments seront traités sur une zone de 7.000m² au niveau du quai des Pétroliers. Malaxage et égouttage vont précéder l'ajout d'un liant à base de ciment afin de stabiliser les sédiments. Suivra le transport à bord de camions. Environ 25 poids-lourds transiteront par le port durant une quarantaine de jours. «Ce qui représente une augmentation de trafic d'à peine 2%», a assuré Xavier Rasseneur. Stockage à Combrit. Faute de filière de valorisation, stocker les sédiments reste la seule solution après traitement. L'ancienne carrière de Ty-Coq, à Combrit est pour l'instant l'unique site de stockage du département. L'un des immenses casiers, aménagés sur place, a déjà accueilli les éléments de dragage du port du Guilvinec. L'arrivée des vases concarnoises inquiète les élus combritois, présents vendredi à cette réunion d'informations. Ils craignent d'autres écoulements de lixiviats. «Nous ferons en sorte que cette deuxième opération se passe mieux» leur a répondu Michaël Quernez. in "Le Télégramme"

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