• Déchets : l'usine de Lézinadou repart pour 17 ans

    Hier, les élus ont visité le site, ouvert en 1983. La durée de vie de l'outil rénové est de 17 ans.

    Après deux ans d'arrêt pour déficiences techniques et remise aux normes, l'usine de compostage des déchets ménagers a été inaugurée, hier. Désormais, un compost aux normes est produit sans odeur.

    Quatre ans. C'est le temps qu'il aura fallu à l'usine de compostage des déchets ménagers de Lézinadou à Plomeur pour faire peau neuve.

    Depuis un mois, les déchets ménagers communautaires ont repris le chemin de l'usine pour être transformés en compost. Le Pays bigouden sud produit 11 000 tonnes de déchets ménagers par an, dont environ la moitié est ainsi valorisée, tandis que l'autre est enfouie à Tréméoc. Ou plutôt, était, en fait, car le centre de stockage de déchets ultimes de Tréméoc attend son extension pour fonctionner à nouveau.

    Avant lui, c'est l'usine de Lézinadou, elle-même, qui a été stoppée. Pendant deux ans (2011 et 2012), le tout nouveau BRS (bio réacteur stabilisateur), a donné du fil à retordre aux élus communautaires. Il est tombé en panne et il aura fallu nombre de procédures contentieuses, « de patience et de persévérance », pour le réparer. Les essais ont redémarré en avril.

    61 000 m 3 à l'heure

    Hier, à l'inauguration des installations, le président de la communauté de communes, Jean-Paul Stanzel, a mis l'accent sur le résultat. « C'est une renaissance », a-t-il résumé pour évoquer le chemin parcouru. Aujourd'hui, le compost produit (7 000 tonnes par an) répond aux normes. Autre gros progrès : les riverains ne subissent plus les désagréments des odeurs de fermentation. Le site est totalement confiné et un équipement sophistiqué désodorise 61 000 m 3 d'air par heure.

    Un effort a aussi été fait pour utiliser l'eau de pluie du site pour le lavage des camions et limiter le rejet des eaux usées du process dans le réseau d'assainissement.

    Cette remise à neuf de l'usine aura coûté 8,5 millions d'euros, auxquels le conseil général aura participé à hauteur de 10 %. Hier, son président Pierre Maille a expliqué que cette contribution avait été accordée après de longues discussions, à la condition que le territoire entre dans le schéma départemental des déchets, et donc, dans une logique de mutualisation des moyens, ouvre ses équipements à d'autres collectivités. Avec une capacité de traitement de 18 000 tonnes de déchets par an, l'outil bigouden pourra traiter 7 000 tonnes de déchets extérieurs.

    2 à 3 € la tonne

    « Ces investissements sont réalisés dans un cadre financier maîtrisé, a déclaré Jean-Paul Stanzel. Le coût du service des déchets a baissé de 1,5 % en 2012 et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères n'a pas augmenté depuis deux ans. »

    Le site de Lézinadou, qui intègre les déchets verts communautaires dans le process de fabrication, dispose à présent de deux outils performants et aux normes. L'usine de compostage des déchets ménagers inaugurée hier, et celle, plus récente, de compostage des boues issues du traitement des eaux usées des stations d'épuration. La capacité de traitement de cette seconde unité est de 10 000 tonnes de déchets verts par an et de 3 700 tonnes de boues de stations d'épuration. Le site en entier fabrique 10 730 tonnes de compost. Il est majoritairement revendu aux bulbiculteurs, pour 2 à 3 € la tonne.

    Corinne ARGENTINI.

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