• Dragage des ports. L'enquête publique a débuté

    Depuis hier, l'enquête publique sur le dragage des ports de Lesconil et Loctudy et a débuté. Celle sur la protection des espaces remarquables de Combrit aussi.

    Dragage des ports. L'enquête publique a débutéMichel Straub, commissaire enquêteur, était, hier matin, à Plobannalec-Lesconil pour recueillir les observations du public

    En juin dernier, la réunion sur le dragage des ports de Loctudy et de Lesconil avait débouché sur un dialogue de sourds. Depuis hier, chacun peut désormais s'exprimer sur le projet de désenvasement des deux ports.

    Un mois pour recueillir les avis

    En fait, ce n'est pas une, mais deux enquêtes publiques qui sont réalisées conjointement. La première concerne la «demande d'autorisation de dragage des ports de Loctudy et de Lesconil». La seconde porte sur «la procédure de réalisation de travaux ayant pour objet la conservation ou la protection des espaces remarquables sur la commune de Combrit et la réalisation de travaux sur le rivage, le sol ou le sous-sol de la mer en dehors des ports». Michel Straub, commissaire enquêteur, était, hier matin, à Plobannalec-Lesconil pour recueillir les observations d'un public qu'il invite à «venir formuler ses observations sur le registre d'enquête, ou de les adresser en mairie par courrier». «La politique générale du projet est très réfléchie: entre les sables, les vases non polluées et polluées, on sait exactement ce qu'il en est ; l'objectif final étant d'être cohérent avec le respect des zones protégées. Le cas échéant, l'enquête doit faire ressortir des points particuliers qui n'auraient pas encore été abordés », précise-t-il. À l'issu de l'enquête, Michel Straub rédigera son rapport et livrera ses conclusions, lequelles seront consultables pendant un mois dans les mairies de Plobannalec-Lesconil, Loctudy et Combrit (lire encadré). Elles pourront alors déboucher sur un arrêté autorisant les travaux.

    Le clapage en mer interpelle les marins

    Le dossier, évoqué en juin dernier, a échoppé sur la question du clapage des sédiments en mer. Pour mémoire, ce sont 165.000m³ (dont 144.500m³ rien que pour Loctudy) qui doivent être retirés. Des sédiments dont 155.000m³ doivent être rejetés en mer. Et c'est la que le dossier achoppe. En juin dernier, les professionnels de la pêche, langoustiniers notamment, n'avaient pas caché leur opposition à voir ces sédiments déversés sur deux sites situés à 8 milles au sud du Guilvinec, que fréquente une trentaine de bateaux. La modélisation d'immersion estimant que 0,25mm à 1mm recouvra les sols n'avait pas convaincu. Pour les boues restantes, 3.000m³ considérées comme non polluantes vont venir renforcer la plage de Teven. Les 625m³ restants et considérés comme pollués non dangereux seront stockés à Combrit sur le site de Ty-Coq. Un site qui a déjà accueilli les boues du Guilvinec et qui va recevoir celles en provenance de Concarneau. Une opération pour laquelle une enquête publique avait été ouverte en juillet dernier.

    • Stéphane Guihéneuf
    • in "Le Télégramme"
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