• Dragage du port. Bretagne Vivante dresse le bilan

    Suite à la dernière réunion du comité de suivi du dragage du bassin du Moros, l'association Bretagne Vivante dresse le bilan de ces opérations, en apportant quelques recommandations. En voici les principaux extraits.

    Bretagne Vivante commence par des chiffres: «Au total ce ne sont que 6.565m³ (au lieu de 8.000m³ envisagés) qui ont été dragués. Mais on a extrait 347t de macrodéchets (en tous genres: ferraille, chariots, vélos...): impressionnant pour une telle surface, ce qui montre l'image que la population peut avoir de la mer et des ports: celle d'une décharge».

    Le tributylétain, principal polluant

    L'association indique qu'elle s'est intéressée au niveau de contamination des sédiments dragués, à la qualité des eaux de ressuyage rejetées dans le port et la qualité du stockage à Combrit, tout en rappelant que «le projet se voulait exemplaire». «La pollution des sédiments était due, principalement (hors chlorures), au cuivre, au zinc et surtout au TBT (tributylétain). Il a été confirmé que les niveaux atteints ne permettaient pas de les classer "déchets inertes" mais plutôt "déchets non dangereux"». D'où ce choix: «Soit les décontaminer pour les valoriser, soit les stocker dans un centre «spécifique», les centres de classe 2 n'étant pas adaptés à cause des taux très élevés de chlorures». Et Bretagne Vivante d'expliquer que «pour la première solution applicable éventuellement dans l'avenir, 30m³ ont été envoyés à Caen pour le programme expérimental Setarm d'utilisation en technique routière». Les résultats diront si ces sédiments seront un jour valorisables.

    Une contamination très en-dessous des seuils

    Bretagne Vivante évoque ensuite le dragage lui-même. «La technique du rideau pour le confinement dans le bassin devra être améliorée (problèmes de rigidité et de colmatage)», note-t-elle. D'autre part, «pendant le traitement à quai, les niveaux de contamination des eaux rejetées dans le port, grâce aux filtres à charbon, ont été très en-dessous des seuils imposés par l'arrêté préfectoral, sauf ponctuellement en mars (pour l'arsenic en particulier), ce qui a entraîné le changement des filtres». Mais pour l'association, «le principal problème s'est manifesté pendant les opérations de remplissage du casier de Ty Coq. Le casier est alors ouvert et les eaux récupérées dans le bassin de rétention étaient beaucoup trop chargées en TBT pour respecter l'arrêté préfectoral d'autorisation de rejet dans le milieu naturel. Il a donc été installé une unité de traitement par osmose inverse pour filtrer les 1.600m³ du bassin de rétention.»

    «Limiter les pollutions en amont»

    L'association affirme que, globalement, «tout a été mis en oeuvre pour que l'arrêté d'autorisation soit respecté, mais que les niveaux de pollution atteints, particulièrement en TBT, entraînent la mise en place de technologies normalement utilisées pour l'eau potable et non pour les eaux usées». Pour elle, il est urgent de limiter les pollutions en amont, sur les quais. «Le non-respect des réglementations pour la protection de l'environnement sur le port se traduit par des coûts et surcoûts importants pour la collectivité». Et de conclure: «Le bassin du Moros n'est pas la partie la plus contaminée du port et l'on sait donc ce à quoi il faut s'attendre pour les dragages à venir».

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