• Environnement. L'Asripe ne baisse pas la garde

    Environnement. L'Asripe ne baisse pas la garde

    L'annulation du PLU de Combrit, c'est elle. L'Association pour la sauvegarde de la rivière de Pont-l'Abbé et de ses environs (Asripe) ne baisse pas la garde. Bien au contraire.

    Environnement. L'Asripe ne baisse pas la garde

    Paul Canévet et Erwan Le Cornec, président et avocat de l'association.

    Fort de son récent succès contre le PLU de Combrit dont elle a obtenu l'annulation (Le Télégramme de samedi), l'Associationpour la sauvegarde de la rivière de Pont-l'Abbé et de ses environs (Asripe) entend bien continuer à jouer son rôle de sentinelle. Paul Canévet l'a clairement redit dimanche matin lors de l'assemblée générale de l'association. Et les dossiers ne manquent pas.

    Jugement exécutoire

    Combrit, justement. Le dossier du PLU devrait, selon Erwan LeCornec, avocat de l'association «aller en appel». Reste que le jugement est exécutoire. Du coup, selon l'association, tous les permis pour lesquels les formalités n'ont pas été faites peuvent être attaqués. Pour les autres, «il n'y a pas de destruction possible», note Erwan Le Cornec qui a expliqué toutefois qu'un recours au pénal (avec, à la clé, des amendes qui peuvent être lourdes) est possible sous réserve de l'achèvement des travaux dans les trois ans. Les particuliers concernés peuvent également se retourner contre la commune. Laquelle va devoir se pencher sur l'élaboration de son nouveau PLU. «Les élus doivent, au prochain conseil municipal, prescrire un nouveau PLU», assure Erwan Le Cornec. D'ici là, «rien n'interdit une modification du POS de 1982» en ajoutant «des phrases supplémentaires dans le règlement, en transformant les zones UH en N». Un travail pour lequel l'Aspire est prête à apporter son expertise. Elle va d'ailleurs demander un rendez-vous au maire. L'Aspire va également adresser le jugement du PLU de Combrit à la chambre départementale des notaires du Finistère.

    «Problème de santé publique»

    De Combrit au Moulin Neuf, il n'y a qu'un pas. Par la voix de son président, Paul Canévet, l'Asripe n'a pas caché ses craintes quant à l'état sanitaire du plan d'eau du Moulin Neuf. Évoquant les cyanobactéries et les cygnes morts de l'hiver dernier, Paul Canévet considère qu'il y a «un problème de santé publique». L'association va se mettre en rapport avec le Sage. Sur tous les fronts, l'Aspire va aussi adresser un mémoire au tribunal administratif sur le dossier, déjà ancien, du chemin du Pouldon (entre Combrit et Pont-l'Abbé) afin qu'il retrouve son caractère public.

    • Stéphane Guihéneuf "Le Télégramme"
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