• Les oiseaux de la rivière, une richesse à protéger - Pont-l'Abbé

    Les canards siffleurs participent à l'équilibre de la rivière de Pont-l'Abbé. 

    Depuis le lancement de Natura 2000 la rivière de Pont-l'Abbé fait l'objet d'une grande attention car les oiseaux qu'elle abrite participent à la richesse du milieu et de la région.

    Chaque mois de janvier, les oiseaux de la rivière de Pont-l'Abbé font l'objet d'un recensement. Ils sont plus de 10 000, répartis en une quarantaine d'espèces, à vivre près de la rivière. Leur présence permet d'évaluer l'état de santé de la ria : « ils sont les garants de la richesse du milieu. S'ils sont nombreux, c'est que le milieu est productif » et donc sain, explique Paul Canévet, le président de l'ASRIPE (Association pour la sauvegarde de la rivière de Pont-l'Abbé), qui participe tous les ans au comptage des oiseaux.

    Une tâche difficile, mais d'autant plus importante depuis que la zone a été classée en 2006 parmi les sites protégés de Natura 2000, un programme européen qui vise à assurer la protection des milieux naturels.

    Un site d'importance internationale

    La rivière de Pont-l'Abbé est d'importance internationale car elle abrite de nombreuses espèces d'oiseaux, dont notamment la spatule blanche, une espèce menacée qui a failli disparaître de l'Europe de l'ouest. Actuellement, Pont-l'Abbé est le deuxième site d'hivernage de cet échassier à long bec. La rivière pourrait même devenir le premier dortoir de ce volatile rare si les collectivités publiques locales consentaient à suivre l'exemple girondin du Bassin d'Arcachon et à investir ainsi dans la protection de leur patrimoine naturel. Un patrimoine jugé essentiel par Paul Canévet : « ça donne de la vie dans un milieu et comme le sel dans la soupe, ça donne du goût ! Les hommes ont le droit de vivre dans une nature de qualité », affirme-t-il.

    Prendre conscience de son patrimoine

    Des progrès ont été faits depuis 2008 en matière de protection du site, mais pour que l'homme respecte le patrimoine naturel qui l'entoure, il faut d'abord qu'il apprenne à le connaître. Ainsi, Paul Canévet milite pour une sensibilisation des citoyens et demande que tout le site de la rivière soit placé en réserve de chasse pour faciliter sa préservation et l'organisation d'animations visant à faire découvrir la nature et ses oiseaux.

    Paul Canévet est convaincu qu'à terme, une telle démarche pourra produire un impact culturel qui pérennise la protection de l'environnement. Une protection à laquelle les oiseaux participent. Beaucoup d'entre eux, comme le bernache cravant ou le canard siffleur, contribuent au nettoyage de la rivière en mangeant les algues vertes. Trop nombreuses, ces algues déséquilibrent le milieu.

    Le projet avance

    Avec le recensement des oiseaux, la première étape du projet Natura 2000 touche à sa fin. Le comité de pilotage s'est réuni le 21 janvier pour examiner les objectifs à remplir. Reste à savoir maintenant quelles mesures de protection proposer et comment les mettre en place, des compétences qui relèvent désormais de la Communauté de communes du Pays bigouden sud.

    Charlotte BONNET. "Ouest France"

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