• Vase : 6.500m³ du port de Concarneau stockés à Combrit

    De décembre à février, des travaux de dragage ont été réalisés dans le port de Concarneau. Les sédiments sont en cours de transfert pour être stockés à Combrit. Le chantier prendra fin à la mi-mai.

    Vase ; 6.500m³ du port de Concarneau stockés à Combrit

    Au total, 6.500m³ de sédiments seront déversés dans cette ancienne carrière.
    24.000m³ provenant du port du Guilvinec y sont déjà stockés.

    «Pour l'instant, nous n'avons pas d'autres possibilités que de stocker les sédiments». MichaëlQuernez, vice-président du conseil général, était à Ty Coq hier, pour animer la troisième réunion de suivi du dragage du port de Concarneau. Cette ancienne carrière, située sur la commune de Combrit, a été aménagée pour stocker la vase de différents ports. Le site a déjà servi de dépôt aux sédiments du port du Guilvinec. De 2007 à 2009, 24.000m³ y ont été placés. Cette fois, ce sont 6.500m³ de vase qui viennent de Concarneau. Les travaux de dragage du bassin du Moros sont maintenant terminés. Mais une bonne partie des sédiments est encore sur place. Chaque jour, un total de douze allers-retours Concarneau-Combrit est réalisé pour transporter 230 tonnes de vase. Au préalable, les sédiments ont été déshydratés et mélangés à du ciment pour faciliter leur maniement. Une vingtaine d'ouvriers travaillent entre les deux lieux.

    Éviter la pollution des eaux

    Xavier Rasseneur, chargé des travaux portuaires au conseil général, a expliqué le dispositif de stockage de Ty Coq. «Deux géo membranes imperméables confinent les sédiments, pour éviter des fuites dans le bassin-versant». Des analyses sont réalisées pour s'assurer de l'étanchéité des géo-membranes. Ces fuites entraîneraient la contamination des eaux souterraines. Car les analyses des sédiments ont montré la présence de métaux (cuivre, plomb ou encore de la peinture au TBT, interdite depuis 1987). «Des analyses sont toujours en cours», précise XavierRasseneur. Ces sédiments rejettent de l'hydrogène sulfuré, ce même gaz qui est rejeté par les algues vertes. Les ouvriers sont dotés de capteurs pour s'écarter lorsque les rejets sont trop forts.

    20% du budget pour traiter l'eau

    Les eaux du chantier sont traitées et filtrées. «Le traitement des eaux est très pointu, assure Xavier Rasseneur. 20% du budget y est d'ailleurs consacré». Le budget global du dragage du port de Concarneau atteint 1,1million d'euros, dont 450.000EUR à la charge de l'État et 220.000EUR d'un fonds européen. Plus que de stocker ces sédiments, le conseil général s'engage pour trouver des solutions de valorisation. Il participe au programme de recherche européen Setarms. Une étude est notamment réalisée pour les utiliser en sous-couche routière. Les conclusions de ces recherches seront connues en 2013. Pour l'ancienne carrière Ty Coq, une fois ce chantier terminé, un autre reprendra rapidement. Les ports de pêche et de plaisance de Loctudy et de Lesconil seront bientôt désenvasés. Cette fois, le volume sera moindre, 650m³.

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