Court ou moyen terme ?
Réponse de Jean-Claude Dupré : le projet de protection de la dune « suppose trois conditions : un projet technique abouti répondant aux normes réglementaires, [...] une maîtrise d'oeuvre qui satisfasse l'ensemble des collectivités et services de l'État, [...] un financement réaliste et supportable par les deux communes [...] »
Une réponse qui ne satisfait toujours pas l'association. « Le syndicat mixte est sur du moyen terme, il faut agir sur du court terme », estime Alain Jacob, président de la SPE.
Plusieurs dangers à éviter
Parmi les dangers qui menacent la dune, le piétinement. « On peut déplorer que les ganivelles soient enlevées en basse saison. »
Sans compter le problème des grandes marées. « Avec une marée de 100 de coefficient, la mer passe par-dessus. » D'où l'urgence à « surélever la dune et particulièrement le passage piétonnier dans le prolongement de la route du Treustel. »
Des solutions légères possibles
L'association n'est pas contre le projet de construction « d'une levée en terre en arrière de la dune, un projet ambitieux qui exige des financements conséquents. »
Mais pas question d'attendre. La dune est en danger. « On peut imaginer des dispositifs légers comme à la Tranche-sur-Mer, en Vendée où des poteaux ont été posés en espaliers. Sans oublier la plantation de végétation pour fixer le sable sur la dune comme les oyats et le chiendent des sables. »
Pour une réunion publique
Ce sont les arguments qu'Alain Jacob et son association développent dans la lettre ouverte adressée à Jean-Claude Dupré. « Nous tirons à nouveau la sonnette d'alarme ».
L'association a demandé également qu'une réunion publique soit organisée sur le sujet. Sujet ô combien d'actualité après le passage dévastateur de la tempête Xynthia en Vendée. « Ici aussi, le danger de submersion marine est réel. »