Après l'hydrolien et l'éolien offshore, l'énergie produite par la houle va faire l'objet d'une expérimentation en baie d'Audierne.

Phase de pré-études
«Nous sommes encore en phase de pré-études», souligne-t-on du côté de Nass & Wind, bureau d'études lorientais spécialisé dans le développement industriel des énergies renouvelables, marines notamment, qui n'a pas souhaité en dire plus. «Des contacts avec les différents partenaires ont été pris», assure de son côté Jos Le Gall, président du Sioca pour qui ce type de projet s'inscrit pleinement «dans le projet d'aménagement et de développement durable du Schéma de cohérence territorial». Ce projet est porté par DCNS, dont on connaît l'intérêt pour les énergies marines renouvelables. Fortum, producteur d'électricité finlandais, est également partenaire. C'est d'ailleurs avec lui que DCNS mène actuellement au large du Portugal une expérimentation à partir de panneaux métalliques rectangulaires attachés à un socle qui, en bougeant avec la houle, produisent de l'énergie. C'est ce principe qui aurait été retenu à en croire Michel Canévet. La zone retenue, 500m de long sur 30m de large, comprendrait, selon ce dernier, «trois panneaux de 20m, posés à même le sol et oscillant avec la houle». Ces panneaux seront immergés, entre 10 et 20 mètres sous le niveau de la mer (2 à 3mètres à marée basse) et la pêche sera interdite en surplomb.
Cinq ans d'expérimentation
Si le bureau d'études dit être encore en phase de concertation, «les études in situ vont être lancées», souligne Pierre Plouzennec, maire de Plozévet, troisième commune littorale concernée par ce projet novateur. Les études vont porter sur la courantologie et la sédimentologie des fonds. Côté production, la ferme devrait produire «l'équivalent d'une éolienne», précise Michel Canévet. «C'est expérimental, il faut voir, mais tout ce qui va dans le sens de la production d'énergie renouvelable est une bonne chose», poursuit l'élu. Le projet semble d'ailleurs plutôt bien accueilli. «Sur le principe général, je suis pour», explique Pierre Plouzennec. Qui attend désormais de connaître les modalités de mise en oeuvre de cette ferme houlomotrice dont l'expérimentation devrait durer cinq ans.
in "Le Télégramme"