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Combrit Sainte Marine : Association de défense et de protection de l'environnement

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Dragage des ports : le stockage fait débat

Le Département enfouira les boues polluées des ports de Concarneau et Loctudy, à Combrit. Les habitants s'inquiètent.

 

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Un premier bassin, à gauche sur la photo, a déjà été rempli par les boues de dragage du port du Guilvinec et réhabilité. Le conseil général souhaite stocker les boues de Loctudy et de Concarneau sans les eux autres espaces.

 

« On craint qu'il y ait une fuite et que ça se retrouve dans la rivière. » À l'image de Christian Loussouarn, adjoint à l'environnement de Combrit, les habitants de cette commune voisine de Pont-l'Abbé sont sceptiques. Le conseil général prévoit de stocker 8 700 m 3 de boues polluées, provenant du dragage des ports de Concarneau et Loctudy, sur le site de Ty-Coq.

 

À l'origine, ce centre a été aménagé, en 2006, pour accueillir les boues du port du Guilvinec. Sur les 70 000 m 3 de capacité, il en reste encore 30 000 de disponibles. Idéal pour les travaux à venir à Concarneau et Loctudy.

 

Seulement voilà, les Combritois ne sont pas emballés par cette idée. En 2007, une première pollution avait été constatée et ils craignent que cela se reproduise. Un risque d'autant plus sensible que le site de stockage se trouve à proximité d'une zone naturelle classée.

 

Hier soir, le conseil général organisait une réunion publique pour déminer le terrain. Pierre Maille, président de la collectivité, a mis en avant les mesures de protection de l'environnement mises en place. Pas suffisant selon les participants : « Ce ne sont que des engagements », lance Vincent Gaonac'h, vice président en charge de l'environnement de la communauté de communes de Pont-l'Abbé.

 

Christian Loussouarn, par ailleurs président de l'association des pêcheurs, ajoute : « Le projet ne prévoit que deux contrôles de la qualité des eaux par an, pendant deux ans. Ce n'est pas suffisant ». Le président du conseil général se veut rassurant : « Nous avons suivi les directives des services de l'État. Mais s'il faut plus de contrôles, nous le ferons ».

 

Romain LE JEUNE.

Ouest-France  -  Finistère  -  30 mars 2010

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