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Combrit Sainte Marine : Association de défense et de protection de l'environnement

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Dragage. Importantes contraintes et mesures de suivi

 

Dragage. Loctudy

Un turbidimètre fixe va être installé dans la zone située devant l'île Garo (à droite), en aval des parcs conchylicoles (au fond).

Les prescriptions de l'arrêté préfectoral autorisant le dragage et l'immersion des sédiments des ports deLoctudy et Lesconil sont accompagnées de nombreuses contraintes et mesures de suivi. Le choix dudragage mécanique, réalisé avec des pelles hydrauliques, permet de limiter l'impact environnemental car la technique est faiblement génératrice de matières en suspension. Mais la pénétration et la remontée du godet entraîneront immanquablement un brassage des sédiments, donc une turbidité des eaux. C'est pourquoi ledragage du port de plaisance de Loctudy ne pourra être réalisé qu'au jusant (à marée descendante), pour protéger les parcs conchylicoles situés en amont. Trois turbidimètres (appareils flottants munis de capteurs permettant de mesurer la qualité de l'eau) seront installés près des installations de pompage des criées et à proximité des zones conchylicoles. Ils mesureront toutes les heures la concentration des matières en suspension. 

Contrôle strict de l'Empédoque 

C'est une même logique de précaution et de limitation de l'impact environnemental qui a prévalu pour le clapage en mer des sédiments non pollués. Le choix d'une immersion alternée, limitée à 1.000 m³ par jour sur les deux sites divisés en quadrants, permet d'assurer une bonne répartition des vases. L'Empédoque, le chaland qui effectuera les rotations de jour comme de nuit, sera lui aussi soumis à un contrôle strict : il est équipé d'un dispositif AIS qui permet de contrôler sa position en temps réel et l'ouverture de son fond sur le point d'immersion déclenche un relevé GPS. Des stations de prélèvements vont être installées sur les sites. C'est un bureau indépendant qui sera chargé des mesures et analyses physico-chimiques de l'état initial des sites, pendant le chantier, puis pendant au moins trois ans. 

« L'immersion n'est pas une fin en soi » 

« Dans ce département, on a perdu l'habitude de draguer », soulignait lundi, Michaël Quernez, lors de la réunion d'information des usagers des ports. Mais pour le vice-président du conseil général, « l'immersion n'est pas une fin en soi. C'est la solution qui a semblé la meilleure à un moment donné » et qui n'exclut pas d'autres méthodes. Le conseil général travaille notamment avec des instituts européens sur la revalorisation des sédiments à usage de matériaux routiers. Une piste à creuser pour une future opération ?

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