Combrit, Ile-Tudy, Le Guilvinec, Loctudy, Penmarc'h, Plobannalec-Lesconil, Pont-l'Abbé et Treffiagat vont devoir établir un plan de prévention des risques littoraux. La procédure est lancée.
On s'en souvient. C'était il y a presque un an, le préfet dévoilait les grandes lignes du plan de submersion marine. Les arrêtés prescrivant l'élaboration d'un plan de prévention des risques littoraux viennent à leur tour d'être publiés. Les huit communes du Sud Pays bigouden, de Combrit à Treffiagat, sont concernées. Les réactions avaient été nombreuses en février dernier, plusieurs élus regrettant alors le manque de concertation. Le lancement de la procédure (qui doit aboutir en 2014) crée moins d'émoi.
Connaître la procédure
«Une personne de la DDE nous a contactés vendredi pour nous dire que cela allait arriver», soulignait hier Joël Piété, maire de Loctudy. Qui attend désormais «de connaître la procédure» pour savoir dans quel sens agir. D'autant qu'un plan de prévention des risques littoraux, «la commune en possède un depuis le 6septembre 1999». Un plan «qui fonctionne» mais «il va falloir l'étendre à d'autres parties de la commune». Il y a un an, l'élu de Loctudy avait vertement réagi. Il semble que ses remarques aient été prises en compte. «Ce qui avait été notifié à l'époque ne tenait pas la route», souligne-t-il. «Aujourd'hui, les données devraient être plus fiables». L'élu constate d'ailleurs qu'en plusieurs endroits de la commune de petites pastilles blanches ont été apposées. «Il semblerait que ce soit des relevés topographiques». À quelques encablures de là, Treffiagat et Combrit sont elles aussi concernées par l'élaboration de ce plan. «On en a un depuis une dizaine d'années», note Jean-Claude Dupré, maire de Combrit. «On va le mettre à jour». Même son de cloche à Treffiagat. «On en a un depuis 1999, on va devoir le revoir par rapport aux nouvelles cotes», assure le maire David Chevrier. Qui a pris les devants. «On a fait faire des relevés complémentaires avec des géomètres experts». Pour gagner en précision «notamment par rapport aux permis de construire». Sur sa commune, c'est la pointe de Léchiagat, quartier le plus urbanisé, qui est le plus concerné par le risque de submersion.
«Y voir plus clair»
À Pont-l'Abbé, où les premiers documents classaient le quartier de la Gare et les contours de l'étang en zone d'aléa fort, on prend acte. «On a déjà commencé à réfléchir», souligne Daniel Couïc. Constatant toutefois que «Pont-l'Abbé est en dehors des grosses difficultés, on est tout au bout d'une ria orientée par son embouchure au sud-est». Reste que le lancement de la procédure va permette selon lui «d'y voir plus clair». Car ces plans de prévention imposeront des mesures sur l'habitat des zones exposées à un risque de submersion. «On aura peut-être à examiner ce que signifie ce terme», note Daniel Couïc. «Ce que l'on peut craindre de l'eau de mer et des crues dans les rivières». Du côté de la préfecture, on assure que «les communes seront associées à l'ensemble de la procédure». Le calendrier prévoit des réunions publiques dès le printemps 2012 et le début des enquêtes publiques avant la fin 2013. Avec adoption en 2014. Un calendrier qui «ne paraît pas très opportun» à Joël Piété : «On sera à quelques semaines des élections municipales».