• État des lieux " Mer et Littoral "

    Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
    État des lieux " Mer et Littoral "
    • Type : Rapport/étude
    • Date de parution : 2014
    • Éditeurs : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
    • Nombre de pages : 342 pages

    La mer et le littoral présentent un enjeu de premier plan pour la France. Le rapport d’état des lieux "Mer et littoral" fait le point sur de nombreuses thématiques en lien notamment avec l'environnement en Bretagne.

    Sommaire :

    Partie 1 : Évolutions structurelles des espaces et activités maritimes et littorales

    • Chapitre 1 – Des dynamiques démographiques et résidentielles fortes qui accentuent l'artificialisation des littoraux
    • Chapitre 2 – Une économie globalement dynamique et des tissus économiques diversifiés
    • Chapitre 3 – Milieux naturels, paysages et patrimoine culturel : une richesse nationale sous pression
    • Chapitre 4 – Une vulnérabilité des zones littorales accentuée par les effets du changement climatiques

    Partie 2 : État d'avancement des mesures prises en faveur de la mer et du littoral

    • Chapitre 1 – Le développement durable des activités économiques, maritimes et littorales et la valorisation des ressources naturelles minérales, biologiques et énergétiques
    • Chapitre 2 – La protection des milieux, des ressources, des équilibres biologiques et écologiques ainsi que la préservation des sites, des paysages et du patrimoine
    • Chapitre 3 – La prévention des risques et la gestion du trait de côte
    • Chapitre 4 – La connaissance, la recherche et l'innovation ainsi que l'éducation et la formation aux métiers de la mer
    • Chapitre 5 – La participation de la France à l'élaboration et à la mise en œuvre de politiques internationales et européennes intégrées pour la protection et la valorisation des espaces et activités maritimes
    • Chapitre 6 – Une gouvernance stratégique en construction pour une approche intégrée.
    • Chapitre 7 – La mise en œuvre des dispositions particulières de la loi "Littoral"
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    • Quatorze élèves du lycée horticole de Kerbernez, à Plomelin, participent aux travaux de remise en état de la dune Kermor-Le Treustel, réalisés par Jean-Yves Thomas et Jean-Yves Cloarec, employés au Sivom Combrit - Île-Tudy. Quatorze élèves du lycée horticole de Kerbernez, à Plomelin, participent aux travaux de remise en état de la dune Kermor-Le Treustel, réalisés par Jean-Yves Thomas et Jean-Yves Cloarec, employés au Sivom Combrit - Île-Tudy. | 

    Tout comme la communauté de communes du Pays bigouden sud qui a engagé toute une série de travaux sur la dune le long de la Baie d'Audierne et à La Torche, le Sivom Combrit - Île-Tudy, en charge de la dune allant de Sainte-Marine à l'Île-Tudy, a entrepris lui aussi, depuis quelques jours, des travaux de consolidation de cet espace naturel sensible et menacé.

    Alors que la saison va commencer, l'objectif est d'éviter que la dune ne soit davantage fragilisée par les piétinements et les cheminements des usagers accédant à la plage. Sous la houlette de Jean-Yves Thomas et de son adjoint Jean-Yves Cloarec, des travaux de rechargement en sable viennent d'être réalisés au niveau des différents accès à la plage, entre Kermor et Le Treustel. L'entreprise Le Roux, adjudicatrice de ces travaux, a prélevé du sable dans l'estran pour le déposer sur ces accès.

    Une deuxième tranche consiste maintenant à mettre en place plus de deux kilomètres de ganivelles, à proximité de ces accès et le long de la dune. Le tout représente la plantation de plus de 600 poteaux pour soutenir les ganivelles.

    Pour réaliser ce travail, les deux employés du Sivom bénéficient de l'aide de quatorze élèves de 1re bac pro, encadrés par Pascal Kerveillant, leur professeur du lycée horticole de Kerbernez, section gestion des milieux naturels et de la faune. (in Ouest-France)

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  • Évolution du niveau de la mer à Brest depuis 1846

    Type de la donnée : [état de l'environnement]

    Le Service hydrographique et océanographique de la marine a reconstitué la série des mesures du niveau marin effectuée à Brest depuis près de 300 ans. Cette série de mesures du niveau de la mer est la plus longue en France, voire dans le monde.

    Evolution entre 1846 et 2014

     

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    Evolution entre 1846 et 2014   SHOM_Variation-niveau-marin-brest-1846-2014.jpg (95,57 kB)   à l'écran

     

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  • Avant les très grandes marées de vendredi, Hubert Reeves nous éclaire : d'où vient cette eau, pourquoi est-elle salée, comment se forme une marée ?

    Entretien

    Une marée exceptionnelle est annoncée vendredi, puis une « marée du siècle » le 20 mars. C'est exagéré ?

    C'est un événement intéressant à observer, mais cela n'aura pas un impact énorme à long terme.

    C'est quoi une marée ?

    C'est tout le principe de la gravitation des planètes. Ici, la Terre exerce une force de gravité sur la Lune et la Lune exerce une gravité sur la Terre. La marée terrestre est l'effet de la masse de la Lune sur notre planète. Les océans se soulèvent et la Terre est légèrement déformée, avec deux bourrelets symétriques à sa surface, comme un ballon de rugby.

    Y a-t-il des marées sur la Lune ?

    Oui. Tout, dans le système solaire, est soumis à l'attraction universelle. Les marées lunaires, générées par l'attraction de la Terre, sont si puissantes qu'elles bloquent la rotation de la Lune. C'est ce qui fait qu'elle nous montre toujours la même face.

    Quand on parle de marée terrestre, on pense à la Lune, on oublie souvent le Soleil…

    Le Soleil est plus éloigné de la Terre que la Lune. Il exerce donc une force beaucoup moins forte sur notre planète. Mais cette force d'attraction est loin d'être négligeable. Une grande marée, c'est justement quand la Lune et le Soleil tirent dans le même sens. Les deux astres sont alors alignés sur un même axe ; leurs forces de gravité se cumulent pour tirer plus fort et soulever davantage la mer. Ce phénomène se produit lors des équinoxes, en mars et en septembre, quand jour et nuit sont de durée équivalente.

    Et lors des basses eaux ?

    Là, Soleil et Lune sont positionnés en angle droit par rapport à la Terre, c'est ce qu'on appelle les marées mortes.

    La marée existe aussi sur la terre « ferme » ?

    L'attraction universelle s'exerce sur les mers comme sur les continents. La Lune soulève l'eau, mais aussi la croûte terrestre. C'est imperceptible à l'œil, car tout bouge en même temps.

    Même en Méditerranée ?

    En Méditerranée, ou sur les lacs, il y a aussi des marées, mais leur effet est minime : le marnage ne dépasse guère 8-10 cm. Car les marées s'amplifient par résonance. Dans l'Atlantique, elles naissent de poussées très faibles, mais l'espace est si grand qu'elles s'amplifient en soulevant la mer de plus en plus haut.

    Mais pourquoi est-ce plus fort au Mont-Saint-Michel qu'à Brest ?

    Comme dans d'autres baies ou estuaires du monde, il se produit ici un effet d'entonnoir : si vous projetez de l'eau par la grande ouverture, elle sortira plus vite du côté plus étroit. L'eau est refoulée et remonte loin dans l'estuaire. La baie du Mont est comme un grand « V » entre la Bretagne et la Normandie. Lors des grandes marées, l'eau s'y retrouve coincée comme dans une voie sans issue.

    Les marées sont puissantes, mais de là à déclencher une nouvelle ère glaciaire…

    Détrompez-vous  ! Environ tous les 100 000 ans se produit une ère glaciaire due aux effets de marée conjugués entre la Terre, la Lune, le Soleil, mais aussi Jupiter et Saturne. Tout le monde s'y met !

    Aristote s'intéressait déjà au phénomène des marées…

    Depuis qu'ils vivent près de la mer, les humains se posent des questions sur les marées. Pendant longtemps, leur origine est restée méconnue. Mais ce que les hommes ont compris très tôt, sans doute bien avant l'émergence de la littérature, c'est que ce phénomène était lié à la Lune… Et c'est Newton, en découvrant le phénomène de la gravité, qui a permis d'en comprendre le principe général, vers 1660-1670.

    Cela n'expliquait pas pourquoi il y avait deux marées par jour…

    L'attraction lunaire est plus forte sur le côté proche de la Lune qu'au centre de la Terre, et moins forte sur le côté opposé, cela provoque un étirement de chaque côté. Pendant la rotation diurne, chaque point de la surface terrestre voit la mer se soulever deux fois.

    Que nous apprend la mer sur le système solaire ?

    La mer et l'atmosphère sont liées par leurs comportements. Leur impact sur l'environnement est fort : mieux cerner ces éléments nous aide à comprendre le réchauffement.

    Le réchauffement climatique aura-t-il un effet sur les marées ?

    Non. Mais il a déjà un effet indirect sur les dégâts générés par les marées, du fait que la mer monte. Le cumul des deux amplifie les inondations.

    La mer salinise aussi les terres…

    Oui, la montée des eaux, cumulée aux grandes marées, fait que l'eau salée pénètre de plus en plus loin et rend les terres de cultures stériles.

    Pourquoi la mer est-elle salée ?

    Le sel vient des fleuves qui lessivent les sols, notamment les mines de sel, depuis des milliards d'années. Les molécules de chlorure de sodium sont charriées jusqu'à leurs estuaires. Le sel file dans l'océan. Le phénomène d'évaporation fait le reste : seule l'eau douce part, le sel reste. Et la salinité de la mer augmente.

    Nos océans sont condamnés à devenir des Mer Morte ?

    La nature est bien faite… La salinisation des eaux est compensée par la subduction des plaques tectoniques. Les continents glissent en dessous les uns des autres : l'eau qui entre à l'intérieur de la Terre dépose son sel, mais l'eau qui ressort par les volcans est de l'eau douce. Tout s'équilibre.

    Mais d'où vient toute cette eau ?

    Des comètes et des astéroïdes, il y a des millions d'années. Elles étaient largement constituées de glace, qu'elles ont déposée sur la Terre en la percutant à plusieurs reprises. Une partie de l'eau de notre planète provient aussi probablement du dégazage des matériaux en fusion à l'intérieur même de la Terre, lors de sa formation. Reste une inconnue : quelle part provient des comètes, quelle part provient des astéroïdes ou du dégazage.

    La mer cache encore des mystères ?

    C'est ce qui est fascinant ! On connaît très peu de choses du fond des océans, à 5 000 ou 6 000 m de profondeur. On en sait aussi très peu sur les régions polaires. Mais comme les sols de l'Antarctique et de l'Arctique regorgent de pétrole, ils vont être de plus en plus exploités et donc étudiés. Nous avons également beaucoup à apprendre, encore, du réchauffement du Pacifique par le courant côtier El Niño. Le phénomène revient tous les cinq-six ans. On s'attendait à vivre un El Niño majeur cette année mais, étrangement, il ne s'est rien passé.

    C'est mauvais signe ?

    On peut s'en réjouir, car il n'y a pas eu de dommages, comme en 1988, où El Niño avait engendré sécheresses, inondations et cyclones. Mais c'est inquiétant de constater que nos prévisions sont imprécises : on ne peut donc pas s'y préparer et protéger les populations. On a encore du travail…

    Recueilli par Cécile RÉTO. "Ouest France"

    (1) Avec l'océanographe Yves Lancelot, au Seuil, 96 pages, 8 €.

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  • « Je suis déjà intervenu lors du premier test réalisé en 2014, et aujourd'hui, avec la pose de centaines de pieux, je souhaite à nouveau faire part de quelques observations, conjointement avec les élus municipaux de Fouesnant pour tous, explique Gérard Mével, conseiller régional socialiste. La protection par enrochement, choisie pour Mousterlin-est il y a 30 ans, est un échec. Ici comme ailleurs, la fragilité des extrémités dunaires a été accentuée. En croyant sauver un secteur, on en bouleverse d'autres ».

    L'élu ne reproche pas tant la solution mise en oeuvre que « le manque total de concertation avec les citoyens et les acteurs concernés : experts, scientifiques, entreprises innovantes, même s'il faut reconnaître la conversion de la municipalité aux méthodes douces... »

    Cette dernière affirme avoir constaté des résultats « particulièrement encourageants » sur le test de février 2014, « mais un phénomène identique a pu être constaté dans les secteurs dunaires sans protection rocheuse comme à Kerler. Il est hasardeux de tirer des conclusions sur un si petit échantillonnage ».

    Il ne reste donc plus qu'à observer l'action dans le temps. « La protection du littoral nécessite une vision globale : gestion intégrée pour freiner l'érosion, rechargement périodique de sable, maîtrise de l'urbanisme et enfin respect du plan de risque de submersions marines devant figurer dans les documents d'urbanisme ».

    Mohamed Rihani, élu d'opposition, complète : « il n'y a pas eu d'appel d'offres, les entreprises locales n'ont pas été consultées alors qu'elles en avaient la capacité et se sentent mises à l'écart. D'autre part, il y a encore des constructions dans les zones à forts risques de submersion. Nous serons attentifs à ce que le PLU, en cours d'élaboration, respecte le plan de prévention des risques ».

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  • Débutée le 2 février, la mise en place des pieux destinés à protéger la zone fragile, à la limite de l'enrochement et du sable, se termine. À l'aide de deux engins, l'un tenant un pieu à la verticale, l'autre l'enfonçant à l'aide d'un bélier vibreur, la tâche est allée bon train, même si une quantité non négligeable de pieux se sont fendus de tout leur long, entraînant près de 20 m3 de rebut.

    Les promeneurs, nombreux même en cette fin de journée hivernale, semblent dubitatifs. « Comment vont s'évacuer les épaves d'algues ? » commente l'un, tandis qu'une joggeuse s'interroge : « cet été, où posera-t-on sa serviette ? » Les grandes marées du 20 février, et surtout du 21 mars avec sa marée du siècle, donneront sans doute déjà une petite idée de l'efficacité du dispositif.

     

    Si la tâche semble aisée, elle n'en requiert pas moins un coup d'oeil et un doigté certain.

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  • À Cleut Rouz comme à la plage de Trégonnour au niveau du monument aux fusillés, les tempêtes de l'année dernière ont sérieusement entamé la dune, à chaque fois à la limite sable/enrochement. Avant d'entamer des travaux de consolidation pharaoniques, les services techniques ont préféré tester une approche « douce » de la protection du littoral.

    Des pieux ont été enfoncés parallèlement à la plage, là où l'énergie de la houle est la plus dévastatrice. Leur fonction est de briser l'énergie et de favoriser le dépôt de sédiments.

    En février 2014, déjà, un test a été effectué à Cleut Rouz, avec l'implantation d'une vingtaine de pieux pour évaluer leur comportement lors des vives-eaux de printemps. Les résultats, confirmés par Alain Hénaff de l'IUEM (Institut universitaire européen de la mer) Géomer, qui se consacre à l'étude de l'érosion et de la vulnérabilité du trait de côte, ont été particulièrement encourageants.

    Dès lundi matin, place au projet grandeur nature : des pieux de 5 m de long, en châtaignier du Limousin, vont être enfoncés de 3 m dans le sable. Disposés en quinconce et espacés de 40 cm, ils seront disposés sur 80 m à Cleut Rouz, et sur 50 m de part et d'autre du monument des fusillés.

    L'opération se monte à 113 000 €, dont 30 % sont subventionnés dans le cadre d'une aide aux travaux suite aux dégâts des tempêtes de l'hiver dernier. « Cela fait peut-être sourire certains, mais il ne faut pas hésiter. C'est un test d'un coût tout à fait raisonnable, avec une approche écologique, totalement réversible » déclare le maire Roger Le Goff. « Les services de l'Etat sont d'ailleurs particulièrement intéressés par la démarche, qui serait très facile à déployer en cas de succès ». Y aura-t-il autant de visiteurs que pour les colonnes de Buren ?

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